26 Jui Hellfest : Live report Day 1 !

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Après avoir traversé la France d'Est en Ouest avec notre comparse du weekend (Nicolas, pour ne pas le citer ;) ), et roulé pendant pas loin de huit heures, la sympathique commune de Clisson était en vue. Nous nous somme autorisés une pose bien méritée dans notre repaire du weekend, l'occasion de remercier comme il se doit nos hôtes (Marine et Micka, un immense merci à vous!). Bref nous voilà arrivés tardivement sur le Hellfest ! Petit tour du site pour découvrir les nouveautés, et de ce coté là, c'est que du bonheur mais j'y reviendrai dans un prochain papier... Parce que, je m'en doute, ce qui vous intéresse c'est les prestations de vos groupes préférés !

 

 

On a donc débuté timidement avec l'arrivée de Blackrain sur le mainstage. Alors oui, je sais le groupe redore son blason depuis quelques années et son dernier album en date et plutôt bon. Mais, je n’oublie pas qu'ils ont bâti leur notoriété en participant à « Un incroyable talent ». J'ai rien contre la téloche, mais pour un groupe qui se veut « True Metal », on a vu des CV plus reluisants... C'est donc de loin et avec une certaine méfiance que nous avons suivi leur Glam rock sirupeux, pour un set au final tout à fait respectable. Comme quoi les préjugés on la vie dur. M'enfin s'ils avaient pu éviter de massacrer du Twisted Sister, ça aurait été bien aussi...

 

Les groupes français étant à l'honneur en ce vendredi, c'était au tour de Lofofora de déflorer les mainstages. Et autant vous dire que la bande à Reuno n'a pas fait dans la dentelle. Si le groupe s'était autorisé un écart acoustique ces derniers mois, on sent que le furieux « Elixir » n'attendait qu'une belle occasion pour se montrer « Dans le fond et la forme ».

 

Changement de registre avec Godsmack qui nous a servi le meilleur de son dernier album « When legend rise » et quelques incontournables (1000Hp, Awake, I stand alone). Du gros Metal US carré et et policé au possible, sans surprise mais efficace et clairement jouissif.

 

Le Hellfest s'est ensuite amusé a souffler le chaud et le froid sur ces scènes principales, et ça ne sera pas la seule fois du weekend. Passant d'un groupe relativement calme et mainstream à un bon gros combo bien virulent. Premier exemple avec le set musclé de Dagoba (encore un joyau sur la couronne du metal français !), qui a chauffé à blanc son publique avant que ne débarque su scène Dream Theater. Coup de froid garanti ! Et même si j'ai beaucoup de respect pour John Petrucci & Co, le fait est que leur Métal prog parfois alambiqué peut décontenancer le Headbanger moyen. Après, leur prestation était plutôt raisonnable. Bien moins technique, pour ne pas dire farfelue, que ce dont ils sont capable. Merci pour l'effort !

 

On dit souvent que la connerie est la décontraction de l'intelligence, et si Dream Theater donne dans le metal réfléchi (trop?), la déconne devait prendre la forme d'un Ultra Vomit des grands jours. Fetus enchaîne les bons mots dans un humour souvent « Pipi (vs) caca », mais bon enfant. Toute la bande est intenable, et les sales gosses du « Evier Metal » vont déballer leurs meilleurs titres durant une heure (Calogira, pink Pantera, Kammthaar...) Le grand jeu et l'un des meilleurs moment du fest!

 

Déception (petite la déception) en revanche pour les Dropkick Murphys. Déjà parce que leurs instruments en partie acoustique (mandoline, banjo...) sonnent un peu léger au milieu de la tempête Metalique, et puis leur set contenait quelques longueurs. Malgré tout, les celtiques de Boston ont su capter la foule avec des refrains accrocheurs (First Class Loser, Rose Tattoo, I fought the law) et l'énergie déployée par les brailleurs Al Barr et Ken Casey force le respect. Ma seule grosse déception fut « I'm Shipping up to Boston » largement tronquée, ce qui a coupé un peu tout le monde dans son élan...

 

Oui mais voilà il fallait laisser la place à la « Furia » de Mass Hysteria. Pas le temps de « Reprendre mes esprits » que « L'enfer des dieux » s’abattait sur moi. « Plus que du metal », un pur concentré d'énergie « Positif a bloc » porté par la fougue d'un Mouss tout content d'être là. Les walls of death et circles pit ont fait trembler Clisson, sans doute l'un des meilleurs show du festival.

 

La masse en ébullition attend désormais Manowar... Ah mais non, c'est vrai, la bande à DeMaio nous a planté au dernier moment. Stupeur et incompréhension dans les rangs des festivaliers ! On avait eu l'info dans la journée (merci Remi), mais difficile de comprendre comment un couac pareil peut se produire entre un groupe de cette envergure et un festoche des plus sérieux. Caprice de Diva ou organisation défaillante, on y reviendra sans doute mais la justice devrait trancher dans les prochaines semaines... En lieu est place, on a eu droit à Sabaton ! Présents sur le knotfest jeudi, les suédois ont répondu présent, s’octroyant au passage une place enviable sur le main. Et pourtant le pauvre Joakim Broden était littéralement aphone... Après avoir tant bien que mal assuré sur « Ghost division », « Winged Hussard » et « Resist and Bite », il a dû laisser le micro à ses compères Chris Rorland et Tommy Johansson. Forcément moins à l'aise, les bougres ont donner leur meilleur dans la bataille (Fields of Verdun, Shiroyama, Carolus rex, 40 :1...) Avec en prime un chœur en fond de scène, et un joakim toujours là pour soutenir les copains et embraser la foule. Sans doute pas la meilleur performance du groupe, mais une belle démonstration de camaraderie. Sabaton, vous pouvez être fiers de vous, de l'image que vous avez donné, et de votre set tout à fait respectable. Chapeau !

 

Vous allez me dire, et Gojira ? Et bien mes pauvres amis, c'est dans la douleur et dans un état de décomposition avancée que nous avons renoncé à leur concert. Trop de fatigue, ça faisait plus de 36h qu'on était debout, ça n'était plus possible. Mais j'ai eu la chance de voir le groupe sur scène à Paris, et nul doute que leur set était dantesque. J'envie les furieux qui ont pu en profiter.

 

C'est donc là-dessus que se termine notre première journée, et au même titre notre première review. Rendez-vous demain pour la suite.

Dernière modification le mercredi, 26 juin 2019 13:17